oct 02 2007
CNN - Meet the new IMF Chief
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Dominique Strauss-Kahn calls himself a free-market Socialist. He spoke with CNN’s Jim Bittermann. http://www.cnn.com/video/#/video/business/2007/10/02/bitterman.strauss.kahn.intv.cnn |
oct 02 2007
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Dominique Strauss-Kahn calls himself a free-market Socialist. He spoke with CNN’s Jim Bittermann. http://www.cnn.com/video/#/video/business/2007/10/02/bitterman.strauss.kahn.intv.cnn |
oct 01 2007
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Le nouveau directeur général du Fonds monétaire international fait part de ses projets pour réformer une institution qui connaît une crise identitaire Vous avez été élu directeur général du Fonds monétaire international (FMI), vendredi 28 septembre. Pourquoi cette réorientation qui vous tiendra éloigné des joutes politiques françaises ? Qu’est-ce que la politique, pour moi ? Défendre les convictions auxquelles on croit et les mettre en application lorsqu’on le peut. Cela fait des années que je dis qu’il est nécessaire et possible de réguler la mondialisation pour en réduire les aspects négatifs. Là, j’ai l’occasion de ne pas seulement le dire, mais de pouvoir le faire, bref, de mettre la main à la pâte. Cette occasion, je l’ai saisie. J’ai été candidat, d’abord soutenu par les pays européens. Puis, au terme d’une campagne de 100 000 kilomètres, j’ai été élu par consensus rassemblant aussi - et j’en suis très heureux - les pays émergents et les pays pauvres. Maintenant, je veux relever ce défi ; il mérite que je m’y investisse totalement. Les modalités de votre élection ont été contestées par les Russes et des Latino-Américains. Ont-ils raison ? Mon élection n’a pas été si contestée que cela, si l’on s’en tient aux résultats ! Mais, c’est vrai, les modalités de l’élection l’ont été et, peut-être vais-je vous surprendre, je considère que c’est normal. L’accord tacite entre les Américains, qui se réservent la direction de la Banque mondiale, et les Européens, qui placent un des leurs à la tête du FMI, n’a plus de raison d’être. Un ressortissant de n’importe lequel des 185 Etats membres doit pouvoir diriger le Fonds, dès lors qu’il en a les compétences. J’aurais pu passer l’été en vacances et espérer être désigné simplement parce que j’étais européen. J’ai voulu rassembler et convaincre autour d’un projet de réforme. Pourquoi le FMI est-il en crise ? Après la seconde guerre mondiale, le FMI a été créé pour favoriser la croissance et le développement du commerce grâce à la stabilité financière. Les souvenirs de la crise des années 1930 étaient encore vifs. Cette mission n’a rien perdu de sa raison d’être, mais elle ne pourra être accomplie que si le FMI s’adapte aux réalités du monde. Il ne peut plus se contenter d’être un ” gendarme ” qui prête de l’argent en contrepartie de règles très dures pour les pays en difficulté. Le Fonds est confronté à un monde plus complexe, comme le prouve la crise des crédits hypothécaires à risques partie des Etats-Unis. Comment maîtriser, en effet, un système qui interconnecte les marchés et diffuse les crises à grande vitesse ? Deuxième exemple : les rapports de force géopolitiques ont changé. Les pays émergents - la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud ou le Mexique - veulent peser davantage. Ils ont raison ! Troisième exemple : ces pays et d’autres ne veulent plus que la stabilité financière soit acquise au détriment des équilibres sociaux. Ils ont encore raison ! Dernier exemple, les ressources du FMI. Depuis cinq ans, il n’y a pas eu une seule crise de change - et le FMI n’y est pas pour rien. Ce faisant, le Fonds voit tarir ses ressources, puisqu’il vit des intérêts des prêts qu’il consent aux pays en crise. Faut-il vendre une partie des 3 217 tonnes d’or du FMI et placer le produit de cette vente pour avoir des recettes ? La plupart des banquiers centraux que j’ai consultés n’y sont pas hostiles. Mais cette réforme suppose un large consensus. Quelles seront vos priorités ? Le FMI doit avoir une vision plus vaste de sa mission, mais il faut aussi renforcer sa légitimité. La représentation de chaque pays au sein du FMI doit refléter les évolutions récentes de l’économie mondiale. C’est ce que l’on appelle la question des quotes-parts, que mon prédécesseur Rodrigo Rato a déjà bien traitée. Avancer vers une solution acceptable par tous constitue une de mes priorités. Une telle réforme est difficile, évidemment nécessaire, mais évidemment insuffisante. C’est pourquoi j’ai lancé l’idée qu’une double majorité soit requise pour les questions cruciales : on pourrait prendre en compte à la fois le nombre de membres du conseil d’administration et le poids de chacun de ces membres. Parmi les dons que Keynes entendait placer dans le berceau du Fonds, figurait un ” manteau multicolore pour rappeler que le Fonds appartient au monde entier “. Oui, tout le monde doit s’y sentir chez lui et cela doit se voir dans la composition de son personnel où l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine ne sont pas assez représentées. Pour trouver les remèdes appropriés, il faut connaître l’histoire et la culture d’un pays. L’apport d’hommes et de femmes venus de tous les horizons géographiques est donc essentiel. Etes-vous d’accord avec ceux qui disent : ” Au FMI les prêts aux pays émergents et à la Banque mondiale les dons aux pays pauvres ” ? Ce n’est pas ma vision des choses. Les déséquilibres macro-économiques génèrent des problèmes sociaux - et vice-versa - aussi bien dans les pays à revenus intermédiaires que dans les économies les plus défavorisées. On ne peut développer un pays sans prendre en compte le court et le long terme, sa démographie et son agriculture autant que son cadre budgétaire et sa balance des paiements. Il faut en finir avec l’image d’une Banque mondiale ” bonne maman ” et d’un FMI maniant le ” gros bâton ” ! Avec Robert Zoellick, le nouveau président de la Banque, nous avons décidé de travailler de concert. Nous pourrions travailler aussi avec d’autres institutions comme le Programme des Nations unies pour le développement - PNUD - et l’Organisation mondiale du commerce - OMC - . Chacun doit remplir sa propre mission mais, quand les problèmes sont globaux, les solutions doivent être globales. Propos recueillis par Alain Faujas |
sept 28 2007
sept 28 2007
sept 28 2007
sept 28 2007
sept 26 2007
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«This support is based on the consideration that Mr. Strauss-Kahn is highly qualified» for the job, Chile’s Finance Minister Andres Velasco and Central Bank President Vittorio Corbo said in a joint statement. They said that during a visit the Chile, Strauss-Kahn made clear he is committed to advancing institutional reforms «related to the representation of quotas and the voice of emerging and developing countries”. |
sept 26 2007
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Le gouvernement du Chili a annoncé à Santiago son soutien à la candidature de DSK à la tête du Fonds monétaire international (FMI). “Ce soutien se base sur le fait que nous considérons que M. Strauss-Kahn est hautement qualifié” pour le poste de directeur général du FMI, ont déclaré le Ministre chilien des Finances Andres Velasco et le président de la Banque centrale Vittorio Corbo dans un communiqué commun. |
sept 21 2007
sept 20 2007
sept 19 2007
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Washington, DC– Treasury Secretary Henry M. Paulson, Jr. made the following statement today in support of the candidacy of Dominique Strauss-Kahn for Managing Director at the International Monetary Fund: “I urge the Board to positively consider the candidacy of Dominique Strauss-Kahn to succeed Rodrigo de Rato. The U.S. is supporting Mr. Strauss-Kahn because we believe he will work to make the bold reforms necessary to lead a strong and relevant Fund into the future. Mr. Strauss-Kahn’s experience and drive have prepared him well to vigorously pursue reform of the IMF, including implementation of the Fund’s new decision on exchange rate policies and giving a greater voice to emerging market countries.” |
sept 19 2007
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Le Secrétaire du Trésor, Monsieur Henry M. Paulson, soutient la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de Directeur Général du FMI< Washington, DC — Le Secrétaire du Trésor, Monsieur Henry M. Paulson Jr, a fait aujourd’hui la déclaration suivante en faveur de la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de Directeur Général du Fonds Monétaire International. “Je conseille vivement au Conseil d’accueillir favorablement la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la succession de Rodrigo de Rato. Les États-Unis soutiennent M. Strauss-Kahn, car nous sommes convaincus qu’il saura faire les réformes audacieuses nécessaires pour préparer à l’avenir un Fonds plus fort et pertinent. L’expérience et le dynamisme de M. Strauss-Kahn l’ont bien préparé à poursuivre avec vigueur la réforme du FMI, ce qui implique de mettre en œuvre la récente décision du Fonds sur les politiques des taux de change et de faire une place plus grande aux pays émergents.” |
sept 19 2007
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The Ministry of Foreign Affairs in Islamabad informed the French government that the Islamic Republic of Pakistan will support Mr. Strauss-Kahn’s candidacy. |
sept 19 2007
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Le Ministère des Affaires étrangères à Islamabad a informé le gouvernement français que le Pakistan soutiendra la candidature de DSK. |
sept 19 2007
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“The government of Nicaragua has announced its support for the candidacy of Dominique Strauss-Kahn as Managing Director of the International Monetary Fund (IMF). This announcement was confirmed today by Antenor Rosales Bolaños, governor of the Nicaragua Central Bank (NCB) and the country’s governor representative at the IMF. Nicaragua hopes that the election of Strauss-Kahn as Managing Director of the IMF will have a positive impact in galvanising a greater effort on the part of this financial body towards supporting national efforts at increasing economic growth, producing more wealth and reducing poverty levels in the country. At a meeting with Strauss-Kahn, held in Mexico City together with the governors of the central banks of Mexico, Central America, The Dominican Republic and Haiti, the governor of the NCB raised the issues of the role of poor countries in international organisations, the mechanisms for ensuring representation of Central America in the IMF, the need to strengthen bilateral communication and greater democracy in the election of officials to the organisation.” |
sept 19 2007
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Communiqué de Mr. Antenor Rosales Bolaños, Président de la Banque Centrale du Nicaragua: “Le Nicaragua soutien la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international (FMI). Nous espérons qu’il permettra au Nicaragua d’obtenir un soutien plus important du FMI aux efforts nationaux pour relancer la croissance et réduire la pauvreté. Le Nicaragua souhaite discuter du rôle des pays pauvres au sein des organismes internationaux et la nécessité de démocratiser la nomination des fonctionnaires” |
sept 17 2007
sept 17 2007
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M. Pauslon, Secrétaire américain au Trésor: ”Je l’ai rencontré à Washington (…) J’ai beaucoup apprécié sa vision des choses, il est très fort. Je suis très positif au sujet de Dominique Strauss-Kahn” “Nous avons une vision similaire sur le FMI”. |
sept 14 2007
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“Ukraine will support the candidature of the French economist Dominique Strauss-Kahn for the post of Managing Director of the International Monetary Fund. This was stated at the briefing today by Oleksandr Chaliy, the Deputy Head of the President’s Office. Ukraine will support the candidature of Dominique Strauss-Kahn. He is a representative of France, the former Minister of Finance’,- he stated. O.Chaliy also stated that had visited Ukraine several times and has good contacts with senior officials of the country, including V. Yuschenko, the President. According to Oleksandr Chaliy, the candidature of D.Strauss-Kahn has won broad support from all the countries of the European Union.” |
sept 14 2007
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Site officiel du Président ukrainien - 16h52, le 12 septembre 2007 “L’Ukraine soutient la candidature de l’économiste français Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du Fonds monétaire international. Cette déclaration a été faite aujourd’hui lors d’une conférence par Oleksandr Chaliy, directeur adjoint du Cabinet du président. L’Ukraine soutient la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Il est le représentant de la France et ancien ministre des Finances. » O. Chaliy a également ajouté que D. Strauss-Kahn s’était rendu plusieurs fois en Ukraine et qu’il avait eu de bons contacts avec de hauts fonctionnaires, ainsi qu’avec le président V. Yuschenko. Selon Oleksandr Chaliy, la candidature de D. Strauss-Kahn bénéficie d’un large soutien de la part de tous les pays de l’Union européenne.” |
sept 13 2007
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Deputy Head Oleksandr Chaly of the President’s office declared that Ukraine would support Dominique Strauss Kahn’s candidature for the post of the International Monetary Fund Chairman. “On the issue, we’ll associate our position with the European Union’s one” |
sept 06 2007
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Published by the Wall Street Journal ”In the weeks to come, the executive board of the International Monetary Fund will have the responsibility of appointing its managing director for the next five years. Regardless of nationality, what truly matters is that whoever is selected to run the IMF should embrace a number of vital changes within the organization. That is why, as the candidate of reform, I have recently embarked on an extensive tour of world capitals, listening to points of views of all IMF members, not just the largest, and building consensus on the need for change. More than ever, we need the IMF to help us face the challenges of our times. Our world is very different from what it was when the founding fathers met at Bretton Woods. International trade and capital flows have grown exponentially, contributing to our prosperity and, at the same time, making our economies increasingly dependent on each other. Exchange rate regimes have diversified. Capital markets have developed, both domestically and internationally. And, last but not least, a new economic geography has arisen, with emerging economies becoming major actors in the world economy, a fact which has yet to be reflected in their voting power in the Fund. However, it seems to me that the fundamental purpose and mission of the IMF remain the same: to enable all countries, whether rich or poor, big or small, to fully embrace the process of globalization and reap the benefits of an open international economic and financial system. Of course, our environment has changed, and the IMF methods and tools should adapt accordingly. Interdependence has increased the spill-over effects of our national policies. That is why we should build on progress made in recent years in developing new approaches to multilateral surveillance. Recent events have shown furthermore that domestic and international financial stability cannot be taken for granted. It is very encouraging to see how emerging economies have withstood current episodes of market turbulences, thus reaping the benefits of past efforts to strengthen domestic financial systems and implement sound macroeconomic policies. Nevertheless, the Fund should stand ready to play its role and bring necessary assistance, if needed, to countries hit by external financial shocks. Its mission remains, as ever, to ensure world financial stability and promote sound domestic policies. Finally, poor countries should be encouraged in their endeavors to better integrate in the world economy and must be able to count on the Fund’s support. The Fund’s role is not to substitute development agencies. But, in light of how important macroeconomic stability is to poverty reduction, there is no doubt in my mind that the IMF should remain active in low-income countries. I discussed this issue in depth with the African governors in Maputo in July and with Latin American governors in August, together with the ways to improve the coordination between the IMF and development agencies, first and foremost the World Bank. A key issue in the current debates is that we must find a multilateral approach to our problems. This renewed approach towards multilateralism does not mean that other approaches are to be turned down, and indeed, as an unflagging champion of the introduction of the euro, I welcome the various initiatives to promote regional integration. But these initiatives will be even more successful if there is a place where common rules can be discussed and agreed upon. The main asset of the Fund to be that place is the exceptional dedication and quality of its staff, which helps it provide adequate intellectual impetus and state-of-the art analysis. There is certainly scope to include more diversity in the staff, in order to ensure that the Fund develops the right expertise on countries to which it gives advice. Another key issue is legitimacy. Let us be clear: The emerging and developing world does not feel sufficient ownership in the Fund. In order to reassert the legitimacy of the IMF, these countries must be granted a greater voice and more effective representation. This is linked to the so-called “quota issue,” on which some progress has been achieved at the annual meetings in Singapore last September. We should go much further and aim to agree swiftly on significant further increases for those countries whose dynamism and growing role in the world economy is not appropriately reflected in the quota distribution, while ensuring that all categories of countries are given sufficient voice. But quota reform may not be enough. I believe the dynamic of decision making has to be changed in order to decisively increase the input of developing and emerging economies. To achieve that, new voting rules may be worth considering. For example, for a handful of crucial decisions, a double majority of quotas and countries could be required, thus ensuring that those decisions affecting key aspects of the institution command unquestionable support. A system of double majority voting would entail two sets of criteria for assessing a majority, for example possibly using the existing “quotas” — the IMF votes weighted by size of the economy — as well as a single vote per country. Lastly, the IMF needs both a resource-efficient budgetary framework and a more sustainable income model. In that respect, I find most of the recommendations of the recent Crockett report, which contained various suggestions on how to establish sustainable revenue sources for the IMF, to be eminently sensible. As the candidate of reform, I would aim to steer the IMF on a path to confront and surmount its major challenges: adapting the institution to a changing world while reflecting the views and needs of all members. In a welcome break with past practice, the IMF executive board said on July 12 that all candidates should be assessed on their merits rather than on nationality. Although I was invited by the European Union to stand for the job, I believe it has been crucial to ensure the broader international support for this vital position. During my recent world tour, I have learned much and I feel confident that, if appointed, I would find the necessary support to implement an ambitious reform program to ensure the enduring relevance of the IMF in a rapidly changing world economy.” |
sept 06 2007
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Publié par le Wall Street Journal “Dans les semaines à venir, le conseil d’administration du FMI aura la responsabilité de choisir son directeur général pour les cinq prochaines années. Quelle que soit la nationalité de la personne choisie pour diriger le FMI, ce qui importe vraiment est que celle-ci embrasse un certain nombre de changements fondamentaux au sein de cet organisme. C’est pourquoi, en tant que candidat de la réforme, je me suis récemment rendu dans de nombreuses capitales. J’ai écouté les points de vue de tous les membres du FMI, pas seulement des plus grands, et forgé un consensus sur la nécessité d’un changement. Plus que jamais, nous avons besoin du FMI pour relever les défis de notre époque. Notre monde est très différent de ce qu’il était lorsque ses pères fondateurs se sont réunis à Bretton Woods. Le commerce international et les mouvements de capitaux ont augmenté de façon exponentielle, ce qui a contribué à notre prospérité et, en même temps, a rendu nos économies toujours plus dépendantes les unes des autres. Les régimes de taux de change se sont diversifiés. Les marchés des capitaux se sont développés, à l’intérieur des frontières nationales et internationalement. Enfin, et ce n’est pas le moindre, une nouvelle géographie économique s’est dessinée. Les économies émergentes sont devenues des acteurs incontournables de l’économie mondiale, un fait qui peine encore à se refléter dans leur droit de vote au Fonds Monétaire International. Néanmoins, il me semble que le but et la mission fondamentale du FMI sont restés les mêmes : permettre à tous les pays, riches ou pauvres, grands ou petits, de s’engager pleinement dans le processus de mondialisation et de recueillir les fruits d’un système économique et financier international ouvert. Évidemment, notre environnement a changé, et les méthodes et les instruments du FMI doivent s’adapter en conséquence. L’interdépendance a amplifié les retombées internationales de nos politiques économiques nationales. C’est pourquoi nous devons approfondir les nouvelles approches en matière de surveillance multilatérale développée ces dernières années. De récents événements ont en outre démontré que la stabilité financière nationale et internationale ne doit pas être tenue pour acquise. Il est très encourageant de voir la façon dont les économies émergentes ont résisté aux dernières turbulences du marché et recueilli à cette occasion les bénéfices des efforts passés pour renforcer les systèmes financiers nationaux et mettre en œuvre des politiques macroéconomiques adaptées. Néanmoins, le Fond doit se tenir prêt à jouer son rôle et offrir, si besoin, son assistance aux pays frappés par des chocs financiers extérieurs. Sa mission demeure, comme elle l’a toujours été, d’assurer la stabilité financière mondiale et de promouvoir la mis en œuvre des politiques nationales saines. Enfin, les efforts des pays pauvres pour mieux s’intégrer à l’économie mondiale doivent être encouragés ; ces pays doivent pouvoir compter sur le soutien du Fonds avec des instruments adaptés à leur situation. Le rôle du Fonds n’est certes pas de se substituer aux agences de développement. Cependant, étant donné l’importance de la stabilité macroéconomique pour la réduction de la pauvreté, il ne fait aucun doute pour moi que le FMI doit rester actif dans les pays à faibles revenus. J’ai discuté en profondeur de cette question avec les gouverneurs africains à Maputo en juillet et avec les gouverneurs latino-américains en août. Nous avons aussi recherché des moyens d’améliorer la coordination entre le Fonds et les agences de développement, particulièrement avec la Banque mondiale. Une dimension centrale des débats en cours est que nous devons trouver une approche multilatérale à nos problèmes. Cette nouvelle impulsion en faveur du multilatéralisme ne signifie pas qu’il faille renoncer aux autres approches. En tant que champion indéfectible de l’introduction de l’euro, je me réjouis des différentes initiatives pour promouvoir l’intégration régionale. Cependant, ces initiatives auront plus de chance de réussir s’il existe un lieu où discuter et convenir de règles communes. Le principal atout du Fonds pour être ce lieu, réside dans le dévouement exceptionnel et la qualité de son personnel, qui lui procure l’impulsion intellectuelle et la qualité d’analyse nécessaire. Il demeure certainement possible d’introduire davantage de diversité dans son personnel pour faire en sorte que le Fonds développe toute l’expertise nécessaire sur les pays à qui il dispense ses conseils. Une autre question essentielle est la légitimité du FMI. Soyons clair : le monde émergent et en voie de développement ne se sent pas suffisamment inclus dans le Fond. Dans le but de rétablir la pleine légitimité du FMI, il faut donner à ces pays une voix plus forte au sein de l’institution. C’est la question connue sous le nom des « quotes-parts », sur laquelle certains progrès ont été accomplis lors de l’assemblée annuelle du FMI à Singapour, en septembre dernier. Mais nous devons aller beaucoup plus loin et nous accorder rapidement sur une réforme ambitieuse au bénéfice des pays dont le dynamisme et le rôle croissant dans l’économie mondiale ne sont pas adéquatement reflétés dans la répartition des quotes-parts, tout en veillant à donner aux autres pays une voix suffisante. Toutefois, la réforme des quotes-parts ne suffira probablement pas. Pour accroître sérieusement l’apport des économies émergentes et en voie de développement, je pense qu’il faut modifier la dynamique du processus de décision. Pour y parvenir, il peut être utile de réfléchir à de nouvelles règles de vote au sein du conseil d’administration du Fonds. Une double majorité de quotes-parts et de pays pourrait, par exemple, être exigée pour un petit nombre de décisions cruciales, ce qui garantirait un soutien incontestable aux décisions affectant les principaux aspects de l’institution. Enfin, le FMI a besoin d’un cadre budgétaire rénové, économe des ressources des Etats membres, ainsi que d’un modèle de financement plus viable. À cet égard, j’adhère à la plupart des recommandations du rapport Crockett, paru en début d’année, sur le financement du FMI. En tant que candidat de la réforme, je chercherai à placer le FMI sur une voie lui permettant de relever et de surmonter ses principaux défis : adapter l’institution à un monde en pleine évolution et refléter les points de vue et les besoins de tous ses membres. Dans une rupture heureuse avec les pratiques passées, le conseil d’administration du FMI a annoncé, le 12 juillet 2007, que les candidats seraient jugés sur leurs mérites et non sur leur nationalité. Bien que j’aie été invité par l’Union européenne à me présenter à cette fonction, je crois que pour occuper un poste aussi primordial, il faut bénéficier du soutien international le plus large. J’ai beaucoup appris au cours de mon récent tour du monde, et je suis persuadé que, si j’étais nommé, je saurais trouver les appuis nécessaires à la mise en œuvre d’un ambitieux programme de réformes assurant au FMI de recouvrer durablement sa pleine pertinence dans une économie mondiale en rapide évolution.” |
sept 06 2007
sept 06 2007